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Enseigner : autonomie et responsabilité des acteurs |
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Lyon |
1, 2 et 3 avril 2005 |
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N. B. Le texte qui accompagne ce reportage photos n'engage en rien E&D : seuls les Actes du colloque feront foi ; il n'a d'autre but que de donner un aperçu très partiel (partial ?) de ce colloque.. JF Launay Rappel : Pour agrandir une photo, clic gauche dessus ; pour enregistrer une photo clic droit puis sélectionner "Enregistrer l'image sous..." et choisir le dossier de destination sur votre disque dur. |
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Vendredi 1er Avril 2005 CRDP |
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Après le mot d'accueil du Directeur du CRDP, M. Morvan, recteur de l'Académie de Lyon définissait les objectifs de la LOLF: plus d'intelligibilité, plus de transparence,plus de contrôle, mais aussi une démarche simplificatrice. Il notait cependant que le pilotage par les performances pouvait entraîner une arithmétique illusoire car dans le champ éducatif il faut un temps de latence pour évaluer les effets d'une politique. Puis José Fouque, Président d'E&D, présentait la problématique du colloque. |
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Questions |
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Quelques consignes
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Samedi 2 avril matin Lycée Colbert |
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Dédicace |
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Les nouveaux enjeux |
Philippe Meirieu Citoyen et Militant pédagogique
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La période n'est pas très positive : voici venu le temps de la régression, dans une marche forcée vers une école qui fonctionne à l'exclusion comme la voiture fonctionne à l'essence. C'est le retour de la linéarité taylorienne. on nous donne le socle, mais pas la statue. Nous avons perdu politiquement, perdu sur la démocratie lycéenne, la place des parents, les TPE -alors même que l'IG en constatait le succès -une restauration de l'autorité de l'enseignant reposant sur la sanction collective, la menace de redoublement, l'IUFM et les concours... Les rapports enseignants/personnels de direction ("l'administration") pourrait être vu à travers le foyer mythologique qui fait agir les gens : l'enseignant court vers une situation idéale d'un rapport de maître à disciple dans une transparence totale ; le chef d'établissement pense qu'il serait plus facile de gérer un établissement sans profs ! L'enseignant est légitimé par le sacrement initial : l'onction du concours. Le chef d'établissement n'obtient une fragile légitimité qu'après avoir rendu des comptes. Le conseil pédagogique risque de n'être qu'un feuilletage supplémentaire s'il ne repose sur aucune fonctionnalisation comme pourrait l'être un collège des Professeurs Principaux. Le pilotage par les résultats est inacceptable pour les enseignants. L'évaluation de l'OCDE (PISA) classe en tête la Finlande et la Corée : la question est bien de savoir par quels moyens sont obtenus les résultats. Les indicateurs doivent être conformes aux finalités. |
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Samedi 2 avril après-midi Lycée du 1er Film
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Ateliers | ||||||||||||||
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Chaque atelier était invité à poser deux questions au "grand témoin", Claude Pair : questions téléchargeables (format *.ppt) |
Réception de la Ville de Lyon |
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La fanfare à mains nues de TRACTION AVANT cie |
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Dimanche 3 avril matin Lycée Colbert |
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Claude Pair Recteur, ancien Directeur des Lycées |
Grand témoin |
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Claude Pair observe, malicieusement, que ce colloque est parti du contexte global pour ensuite s'attacher au système éducatif national, puis au niveau académique, aux établissements après, avant de s'intéresser aux acteurs. Il rappelle ensuite la classification de Derouet sur les logiques qui animent le système éducatif :
Le contexte global est marqué par l'incertitude, la perte de confiance dans l'action des dirigeants, le desserrement des contraintes, la montée de l'individualisme et le développement de l'esprit critique... L'école n'incarne plus l'universel comme elle se plaisait à le croire. L'action politique a donc peu de prise. La LOLF, sorte de "méta loi" se veut un élément de réponse. Pour l'éducation nationale, outre un découpage en programmes pas très novateur, le premier paradoxe est que le rapport de performances des recteurs ou IA repose sur des résultats obtenus au niveau de l'établissement, le second paradoxe est que cette culture des résultats se heurte à "la liberté pédagogique de l'enseignant" que proclame la loi Fillon. Elle semble se caractériser aussi par un pilotage hiérarchique descendant où des objectifs nationaux seraient fixés sans se soucier de leur mise en oeuvre. Il repose sur une conception de l'autonomie de type soviétique d'une responsabilité des unités de base sans pouvoir. Seul un pilotage concerté sera efficace.
La loi de 2005 emprunte à la logique civique (hymne national, bourses au mérite, retour aux méthodes qui ont fait leurs preuves...) et à la logique industrielle mais sans grande cohérence. L'objectif premier serait la réussite de tous les élèves mais dans le même temps l'élève est "responsable" de cette réussite. Les objectifs chiffrés n'ont pas de sens pour un enseignant ni pour un parent d'élève. Le socle commun n'a de sens que s'il fixe une responsabilité aux enseignants et à l'EPLE. Être responsable, c'est reconnaître les partenaires et, en concertation avec eux, fixer des objectifs et, en fonction des résultats, apporter des corrections. |
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Françoise Clerc Professeure des Universités |
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Liberté pédagogique et culture de résultats | |||||||
Françoise Clerc reformule d'abord le thème :
comment passe-t-on de la représentation de la liberté à celle de l'autonomie
? La liberté, qui repose sur le libre arbitre, décide de l'action en utilisant des critères rationnels. Définition idéale car psychanalyse, marxisme ou structuralisme révèlent que le sujet est mû par autre chose qu'une pure rationalité. L'autonomie fait l'objet d'un accord tacite sans être vraiment définie. Elle se situe au niveau des comportements collectifs et repose sur le travail en équipe et la contractualisation. J. Baubérot (Laïcité 1905-2005, entre passion et raison) parlant de "sécularisation désenchantée" montre que l'on a basculé des devoirs de la personne à l'égard de l'Institution en droits de la personne vis-à-vis de l'Institution. Une "professionnalisation" repose sur :
On ne professionnalise pas : on se professionnalise. |
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